Skip to main content

Les bienfaits de l'immigration

L'immigration est depuis de nombreuses années un souci majeur des Français. Depuis plusieurs années il en va de même pour la Grande Bretagne où les journaux populaires mettent de l'huile sur le feu en soulignant les abus du système. Selon les économistes l'immigration a un effet plutôt positif sur un pays quelles que soient les inquiétudes sociales qu'elle peut provoquer. Il est certain également que c'est grâce à l'immigration que les vieux pays de l'Europe pourront maintenir leur niveau de vie dans les années à venir.

Voici ce qu'en dit Eric le Boucher sur slate.fr:


"Peu à peu, par renoncement des partis politiques de gouvernement, l’immigration apparaît négative. Les immigrés seraient responsables du chômage et de la stagnation des salaires. Il faut non plus seulement contrôler l’immigration mais l’arrêter, comme l’a demandé Claude Guéant (immédiatement et vivement critiqué, il est vrai, par Christine Lagarde). A un an des élections, il n’est pas «électoral» d’essayer de faire la pédagogie des bienfaits de l’ouverture des frontières. Plus aucun homme ou femme politique n’ose, et le Front national impose son idéologie xénophobe.
L’immigration est pourtant très utile, en Amérique, en Europe comme en France. Depuis Adam Smith, les économistes sont traditionnellement des grands défenseurs de l’arrivée de migrants sur le marché du travail. Toutes les enquêtes statistiques en confirment les bienfaits.

Une trop vieille Europe

D’abord le contexte. Dans l’Europe des Vingt-Sept, déjà dix pays voient leur population vieillir et rétrécir. A commencer par l’Allemagne. A partir de 2015, l’évolution démographique de l’ensemble de l’Union européenne sera négative. L’immigration est le seul moteur démographique positif. Or pour les économistes, le premier facteur de décroissance est la baisse de la population. Pour croître, une économie a besoin d’un marché du travail actif.
Depuis toujours, l’Europe a été une grande terre d’accueil. Elle compte 44 millions d’immigrants, 9% de ses 500 millions d’habitants. Mais le climat s’est durci au fil des années. Aujourd’hui, les sondages sont clairs: les populations européennes veulent restreindre ces flux. 90% des Italiens le souhaitent, 75% des Français, 66% des Britanniques.

Quels emplois prennent les immigrés?

Ces immigrés sont-ils créateurs de chômage? Prennent-ils les emplois des Français comme dit le Front national?
Les études convergent pour répondre négativement. Les jeunes «Européens» sont de plus en plus diplômes, ils aspirent à des fonctions de plus haut niveau. En conséquence, beaucoup d’emplois non qualifiés, de manœuvre, de services, de construction sont laissés vacants. De plus en plus d’immigrés les occupent et cela pousse les Français vers le haut, ce qui du même coup élève leurs salaires. Temporairement, note Sébastien Jean et Miquel Jimenez, si le marché du travail est rigide, une légère pression s’exerce sur les salaires des non qualifiés mais à moyen terme cet effet s’estompe puis s’inverse.
En tous cas, les immigrés ne prennent pas les emplois des Européens ou des Français. 

Ce qui coûte cher, c'est la santé et les retraites

En revanche, ils prennent les places des autres immigrés, précédents, et provoquent un fort taux de chômage dans cette population. Ça, c’est vrai. Du coup, ils pèsent sur les caisses chômage. Et on remarque que, plus un Etat dispose d’une sécurité sociale généreuse, comme la France, plus il attire des immigrés sans qualifications.
Mais, en général en âge de travailler, ils ne pèsent pas sur les caisses de retraites et peu sur les caisses de santé (dont les plus grosses dépenses viennent des personnes âgées). Au total, l’immigration serait positive pour le budget de l’Etat [PDF], selon Xavier Chojnicki du Cepii.
Il ne s'agit pas, à l'inverse, de s’illusionner sur «ces immigrés qui vont payer nos retraites». Cet espoir est vain: il faudrait qu’ils soient beaucoup plus nombreux, jusqu’à doubler la population européenne en 2050. Le financement des retraites ne viendra pas de là, mais d’un allongement des durée de cotisation.
Non pas fermer la porte mais l’entr'ouvrir: c'est la solution de l’immigration «choisie», qui se généralise. Le pays n’accueille plus que les métiers dont il a besoin: artisans, ouvriers de la construction,  agents de services... Ou bien encore des métiers qualifiés, comme le pratiquent le Canada,  l’Australie ou les Etats-Unis. L’immigration américaine est ainsi qualifiée à 42% (contre 38% de non-qualifiés) alors qu’elle est majoritairement non qualifiée en France (à 85%). 
Conclusion: la France devrait, à l’inverse de ce qu’a proposé Claude Guéant, encourager l’immigration choisie. Mais, dans tous les cas, globalement, les apports de main d’œuvre ne menacent pas les emplois et, sur un continent en déclin démographique, restent l’un des plus bénéfiques moteurs de croissance."  

Comments

Popular posts from this blog

The latest research on teaching vocabulary

I've been dipping into The Routledge Handbook of Instructed Second Language Acquisition (2017) edited by Loewen and Sato. This blog is a succinct summary of Chapter 16 by Beatriz González-Fernández and Norbert Schmitt on the topic of teaching vocabulary. I hope you find it useful.

1.  Background

The authors begin by outlining the clear importance of vocabulary knowledge in language acquisition, stating that it's a key predictor of overall language proficiency (e.g. Alderson, 2007). Students often say that their lack of vocabulary is the main reason for their difficulty understanding and using the language (e.g. Nation, 2012). Historically vocabulary has been neglected when compared to grammar, notably in the grammar-translation and audio-lingual traditions as well as  communicative language teaching.

(My note: this is also true, to an extent, of the oral-situational approach which I was trained in where most vocabulary is learned incidentally as part of question-answer sequence…

A zero preparation fluency game

I am grateful to Kayleigh Meyrick, a teacher in Sheffield, for this game which she described in the Languages Today magazine (January, 2018). She called it “Swap It/Add It” and it’s dead simple! I’ve added my own little twist as well as a justification for the activity.

You could use this at almost any level, even advanced level where the language could get a good deal more sophisticated.

Put students into small groups or pairs. If in groups you can have them stand in circles to add a sense of occasion. One student utters a sentence, e.g. “J’aime jouer au foot avec mes copains parce que c’est amusant.” (You could provide the starter sentence or let groups make up their own.) The next student (or partner) has to change one element in the sentence, and so on, until you restart with a different sentence. You could give a time limit of, say, 2 minutes. The sentence could easily relate to the topic you are working on. At advanced level a suitable sentence starter might be:

“Selon un article q…

Google Translate beaters

Google Translate is a really useful tool, but some teachers say that they have stopped setting written work to be done at home because students are cheating by using it. On a number of occasions I have seen teachers asking what tasks can be set which make the use of Google Translate hard or impossible. Having given this some thought I have come up with one possible Google Translate-beating task type. It's a two way gapped translation exercise where students have to complete gaps in two parallel texts, one in French, one in English. There are no complete sentences which can be copied and pasted into Google.

This is what one looks like. Remember to hand out both texts at the same time.


English 

_____. My name is David. _ __ 15 years old and I live in Ripon, a _____ ____ in the north of _______, near York. I have two _______ and one brother. My brother __ ______ David and my _______ are called Erika and Claire. We live in a _____ house in the centre of ____. In ___ house _____ …

Dissecting a lesson: using a set of PowerPoint slides

I was prompted to write this just having produced for frenchteacher.net three separate PowerPoint presentations using the same set of 20 pictures (sports). A very good way for you to save time is to reuse the same resource in a number of different ways.

I chose 20 clear, simple, clear and copyright-free images from pixabay.com to produce three presentations on present tense (beginners), near future (post beginner) and perfect tense (post-beginner/low intermediate). Here is one of them:





Below is how I would have taught using this presentation - it won't be everyone's cup of tea, especially of you are not big on choral repetition and PPP (Presentation-Practice-Production), but I'll justify my choice in the plan at each stage. For some readers this will be standard practice.

1. Explain in English that you are going to teach the class how to talk about and understand people talking about sport. By the end of the lesson they will be able to say and understand 20 different sport…

Designing a plan to improve listening skills

Read many books and articles about listening and you’ll see it described as the forgotten skill. It certainly seems to be the one which causes anxiety for both teachers and students. The reasons are clear: you only get a very few chances to hear the material, exercises feel like tests and listening is, well, hard. Just think of the complex processes involved: segmenting the sound stream, knowing lots of words and phrases, using grammatical knowledge to make meaning, coping with a new sound system and more. Add to this the fact that in England they have recently decided to make listening tests harder (too hard) and many teachers are wondering what else they can do to help their classes.

For students to become good listeners takes lots of time and practice, so there are no quick fixes. However, I’m going to suggest, very concisely, what principles could be the basis of an overall plan of action. These could be the basis of a useful departmental discussion or day-to-day chats about meth…